Un gel des tarifs du gaz au 1er octobre était en cours de négociation jusqu’à la décision du Ministre de l’énergie, Eric Besson, ce jeudi 22 septembre 2011. Au final, Eric Besson a décidé de gelé les prix du gaz pour les particuliers et de l’augmenter de 4,9% pour les entreprises. Comme l’avais promis le gouvernement, les prix du gaz sont bel et bien gelés en attendant les élections présidentielles.
Prix du gaz : GDF Suez réclamait une augmentation
La décision du Ministre de l’énergie sur le gel du prix du gaz mécontente le groupe GDF Suez. En effet, selon GDF Suez, l’augmentation des coûts d’approvisionnement en gaz naturel devait donner lieu à une majoration des tarifs réglementés du gaz proche de 5%. Face à un gouvernement préoccupé par l’impopularité d’une augmentation des prix du gaz, GDF Suez avait fait alors une proposition : faire subir l’augmentation de 5% à tous les clients, à l’exception de 4 à 5 millions de personnes exemptées par la hausse du prix du gaz au nom de la précarité énergétique.
Prix du gaz : le recours de GDF Suez
Le Ministre de l’énergie n’a donc finalement pas suivi la proposition de compromis de GDF Suez. Le groupe a donc communiqué qu’il allait « saisir les juridictions compétentes pour préserver ses intérêts ». Le manque à gagner de la décision gouvernementale représente 290 millions d’euros, rapporte l’entreprise.
De plus, sachant que le prix du pétrole a augmenté et que le prix du gaz naturel est indexé sur les prix du pétrole, GDF Suez a précisé qu’il « ne demande que la couverture des coûts payés par le groupe auprès des fournisseurs de gaz ». Il ne s’agit donc pas d’augmenter la rentabilité du groupe.
Les fournisseurs alternatifs réclament une augmentation des prix du gaz
Les concurrents de GDF Suez sont eux aussi en colère vis-à-vis du gel des tarifs du gaz pour les ménages. Comme GDF Suez, les fournisseurs alternatifs attendent maintenant la nouvelle formule de calcul de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) demandée par le gouvernement.