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L’ouverture des marchés pour le consommateur d’électricité et de gaz
Que change l’ouverture des marchés pour le consommateur?
Les consommateurs d’électricité et de gaz bénéficient d’un large choix de fournisseurs et d’offres grâce à l’ouverture des marchés. Ils peuvent ainsi choisir l’offre correspondant le plus à leurs besoins ou à leurs priorités (électricité 100%, prix fixe sur 2 ans, gaz naturel compensé carbone, électricité et gaz low-cost). L’ouverture des marchés est progressive, et les consommateurs qui le souhaitent peuvent sans problème rester aux tarifs réglementés de l’électricité et du gaz.
Comment choisir parmi les offres des fournisseurs d’électricité et de gaz?
www.selectra.info vous aide dans votre choix :
- en vous présentant les différentes offres de tous les fournisseurs et en émettant un avis sur ces offres
- en mettant à votre disposition un comparateur des prix de l’électricité et du gaz grâce auquel vous pourrez estimer le prix que vous paierez chez les différents fournisseurs, en fonction de votre consommation en kWh.
Les offres des fournisseurs d’électricité et de gaz sont en ligne avec le positionnement marketing qu’ils ont commencé à se forger : Direct Energie et Poweo sont les low-cost, GDF Suez innove dans ses offres (prix fixes 2 ans, gaz naturel compensé), Enercoop se veut plus vert que vert…
Parmi les aspects à considérer dans votre choix, Sélectra vous invite à prendre en compte :
- le prix de l’électricité et du gaz : les low-cost Direct Energie et Poweo ont souvent l’avantage
- l’évolution du prix : indexation sur les tarifs réglementés, garantie que le prix restera inférieur aux tarifs réglementés sans limite de temps, ou aucune garantie
- le pourcentage d’électricité produite à partir de sources renouvelables ou la compensation carbone du gaz naturel
- les conditions de résiliation du contrat
- le coût d’appel du service client
- les moyens de paiement de la facture
- la durée d’engagement prévue dans le contrat
Les fournisseurs de gaz et d’électricité tentent parfois de se démarquer en proposant des services complémentaires (conseil en optimisation ou en efficience énergétique, box pour suivre l’évolution de la consommation en temps réel etc…) mais ces services annexes ne sont qu’accessoires. De même, les conditions générales de ventes sont très similaires d’un fournisseur à l’autre. En réalité, l’électricité et le gaz sont des commodités, et le critère de choix essentiel reste le prix de l’offre.
Les critiques contre l’ouverture des marchés de l’énergie
L’ouverture des marchés de l’électricité et du gaz a, depuis ses débuts, suscité un grand nombre de critiques dont Sélectra vous propose une liste non-exhaustive.
a. « L’ouverture des marchés sera une cause d’augmentation des prix pour le consommateur »
La gauche radicale et certaines associations de consommateur voient le processus d’ouverture des marchés comme un moyen de s’affranchir de la régulation tarifaire des prix du gaz et de l’électricité, pour le plus grand profit des géants de l’énergie, et au détriment des consommateurs. Les partisans de l’ouverture leur répliquent que la France a fait le choix de préserver les tarifs réglementés de l’électricité et du gaz, afin de laisser le consommateur libre de conserver ces tarifs ou de choisir une offre à prix de marché. L’existence des tarifs réglementés contraint les fournisseurs alternatifs à proposer des offres moins chères pour rester compétitifs. On a vu une association de consommateur accuser le médiateur national de l’énergie d’adopter un biais idéologique lorsque ce dernier a reconnu que les fournisseurs alternatifs d’électricité et de gaz proposaient des offres dont les prix étaient inférieurs aux tarifs réglementés. Cette affirmation nous semble pourtant être une simple constatation objective.
b. « Si l’ouverture des marchés n’a pas encore causé une hausse des prix de l’énergie, elle le fera dans le futur »
L’objectif d’ouverture des marchés de l’énergie est précisément inverse : l’accroissement de la concurrence entre les différents acteurs du secteur devrait favoriser la rationalisation d’un secteur habitué aux situations de monopoles et à ses inefficacités. On peut ainsi s’étonner que les associations de consommateurs ne reconnaissent pas que la concurrence soit susceptible d’amener les mastodontes de l’énergie à faire évoluer leurs pratiques et à baisser leurs coûts, alors qu’il est de notoriété publique que le simple financement du comité d’entreprise d’EDF représente l’équivalent d’1% de la facture d’électricité des français. Les critiques de l’ouverture des marchés de l’électricité et du gaz peuvent répliquer que la position dominante d’EDF et GDF Suez empêche le développement d’une vraie concurrence bénéfique au consommateur, mais ils s’en gardent la plupart du temps, de peur d’être taxés de libéralisme !
Flairant le procès d’intention d’une hausse des prix dans le futur, certains fournisseurs de gaz et d’électricité (Poweo, Direct Energie) ont dès le 1er juillet 2007 proposé des offres dont ils garantissaient que le prix resterait inférieur à celui des tarifs réglementés sur le long terme. Certaines associations de consommateurs, à court d’argument et pouvant difficilement changer l’approche critique qu’ils avaient décidé d’adopter sur le sujet, ont alors dénoncé ce système en ces termes : « l’énergie est moins cher de 10% au début par rapport aux tarifs réglementés, mais après, qui nous dit que ce ne sera pas seulement 2% moins cher ? ». D’une crainte d’explosion des prix, nous étions ainsi passés à une crainte de réduction insuffisante des prix. Finalement, en septembre 2009, le magazine 60 Millions de Consommateurs a reconnu que les offres à prix de marché de Direct Energie étaient les plus attractives du marché.
D’autres critiques mettent en avant les événements ayant touché le segment des gros consommateurs industriels pour démontrer que les prix de l’électricité et du gaz finiront par augmenter avec la libéralisation. En effet, alors que de nombreux grands consommateurs avaient opté pour les prix de marché dans les débuts de la libéralisation, les mêmes grands consommateurs ont regretté leur choix en voyant les prix de marché de l’électricité s’envoler sous l’influence du prix du baril de pétrole, qui atteint en juillet 2007 un record de $ 147. En effet, les interconnexions électriques aux frontières étant de plus en plus performantes, les énergies fossiles dont le prix est lié au pétrole sont souvent les technologies qui déterminent le prix de marché de l’électricité, même en France où le nucléaire est dominant. Désormais, la crise économique et la baisse des prix du pétrole ont fait repasser les prix de marchés en-dessous des tarifs réglementés, faisant voler en éclat l’argument selon lequel les tarifs réglementés de l’électricité et du gaz seraient toujours moins chers que les prix de marché. L’argumentaire critique revient également à ignorer la complexité de la stratégie d’approvisionnement des fournisseurs d’électricité et de gaz qui ne se contentent pas d’acheter de l’électricité et du gaz sur les marchés spot. Bien au contraire, leur stratégie d’approvisionnement par des contrats de long terme avec des tiers ou une production développée en interne leur permet de proposer à leurs clients des conditions de prix fixées dans le long terme et non indexée sur les marchés spot.
c. « Les consommateurs se retrouvent à changer de fournisseur d’électricité et de gaz sans le vouloir, à cause des pratiques commerciales abusives des fournisseurs »
L’ouverture des marchés de l’électricité et du gaz est un processus très suivi par les médias et les associations de consommateurs. Un tel bouleversement du marché a immanquablement donné lieu à des cas de pratiques commerciales abusives vers lesquelles les feux des projecteurs de sont tournés. Ce genre de problèmes tend en fait à survenir dans tous les secteurs économiques et pas seulement l’énergie. L’arbre des quelques cas de consommateurs abusés par des commerciaux peu scrupuleux cache la forêt des consommateurs ayant sorti leur calculette et ayant pris conscience des économies que le choix d’une offre à prix de marché pouvait représenter.
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